02/01/2004

programme de la saison 2004


 
JUstine, reine en 2004????
Dans un Itw accordé au journal Le soir, Carlos  Rodriquez nous dévoile la première partie de la saison de Justine

Pas toujours simple d’élaborer le programme d’une joueuse. L’envie, les obligations, la santé et la raison sportive entrent en lignent de compte.

PAOLO LEONARDI

Entraîner la nº 1 mondiale, comme n’importe quelle autre joueuse d’ailleurs, ne se limite pas à lui enseigner comment frapper dans la balle sur un court. Parmi les tâches du mentor se trouve également celle de l’élaboration de sa feuille de route qui la verra s’exhiber aux quatre coins du globe.

Cette tâche est beaucoup plus délicate qu’il n’y paraît. Car, au moment de coucher le programme sur papier, la seule envie de se rendre à tel endroit plutôt qu’à tel autre ne prime pas. Il y a, aussi et surtout, les obligations. Ainsi, il est bon de rappeler que chaque joueuse du top 10 est obligée par la WTA de disputer 5 tournois classés « Tier 1 » et 7 tournois « Tier 2 ». Libre à la joueuse de les choisir à sa guise. Mais à cela s’ajoute une « hard-designation » (une désignation forcée) du circuit féminin qui force la joueuse à s’aligner dans une épreuve qu’elle n’avait peut-être pas cochée à son agenda.

Cinq plus sept plus un qui font treize, sans parler, bien sûr, des quatre tournois du Grand Chelem : l’agenda de Henin comportera donc 17 tournois en 2004, auxquels s’ajouteront le Masters (pour autant qu’elle réussisse à se qualifier) et, last but not least, le tournoi olympique d’Athènes. En 2003, la protégée de Carlos Rodriguez avait disputé 18 tournois, Masters inclus.

Passons en revue la première moitié de l’année 2004 avec le Belgo-Argentin.

Sydney (1/2 finale en 2003). Ce tournoi n’est pas l’idéal en matière de préparation parce qu’il « colle » à l’Open d’Australie mais Justine s’y est à chaque fois bien comportée. Les conditions de jeu sont fort semblables à celles de Melbourne même si la surface est un tout petit peu plus lente et qu’il y a davantage de vent.

Open d’Australie (1/2 finale). C’est un des deux Grands Chelems qui manquent aujourd’hui à son palmarès. Les conditions de jeu sont excellentes pour Justine, mais il s’agira de son premier tournoi majeur qu’elle abordera en tant que première tête de série. Comment va-t-elle gérer le fait de se retrouver devant Kim (Clijsters) et les Williams ? L’Open d’Australie est très exigeant et éprouvant physiquement à cause de la chaleur et parce qu’il s’agit du deuxième tournoi seulement de l’année après quasiment deux mois d’arrêt. Point positif : Justine gère mieux ses matchs « faciles ». Si elle refait un marathon de trois heures pendant son tournoi (Rodriguez fait ici référence au quart de finale de cette année contre Davenport), elle ne soulèvera pas le trophée.

Anvers (1/2 finale). Si cela ne dépendait que de moi, et tenant compte du facteur purement sportif, Justine ne le disputerait pas. Anvers est un tournoi indoor alors que la saison outdoor est lancée. Je lui préfère mille fois une semaine d’entraînement supplémentaire. Mais bon, ce n’est pas tous les jours qu’on a un grand tournoi en Belgique. Justine jouera pour ses sponsors et son public.

Dubaï (victoire). C’est là que tout a commencé pour elle en 2003 ! C’est moi qui avais insisté pour qu’elle y aille et nous ne l’avons pas regretté. C’est le tournoi idéal. La température est super à cette période de l’année et le vent y est nul. Nous sommes très bien accueillis et les conditions d’entraînement sont excellentes. De plus, la colonie de Belges installés aux Emirats est fort présente au tournoi. Un must !

Indian Wells (absente en 2003). Je veux qu’elle y retourne parce qu’il ne lui a jamais réussi par le passé (son meilleur résultat est un huitième de finale en 2002). De plus, avec Key Biscayne, Berlin et Rome, c’est le tournoi qui distribue le plus de points, Grands Chelems exceptés. Situé en plein désert californien, l’endroit est magnifique et les conditions de jeu très bonnes. Attention toutefois : pour les matchs en nocturne, le thermomètre plonge !

Key Biscayne (1/4 finale). Pour l’instant, il ne figure pas à notre programme. Les pressions sont fortes de voir la nº1 mondiale s’aligner à Miami mais la saison est longue et comporte, ne l’oublions pas, les Jeux olympiques…

Carlos Rodriguez ne le dira pas pour ne pas s’attirer d’ennuis mais il est évident qu’il préfère voir Justine se rendre dans son camp de Floride pour bien y préparer la terre battue.

De même qu’il n’ira pas plus loin dans les révélations au sujet de l’agenda. Amelia Island, où Henin avait été battue en demi-finale cette année, Charleston (où elle sera tenante du titre), Berlin (victoire) et Rome (absente) figurent sur la liste des priorités mais rien n’est décidé.

Une chose est sûre : le 24 mai, Justine Henin sera à la porte d’Auteuil pour défendre son titre à Roland Garros. Autre certitude : elle s’alignera sur le gazon de Rosmalen, même si la chute qu’elle y fit en 2003 faillit compromettre sa participation à Wimbledon.

 

Quand on voit les résultats engrangés à la suite de ce faux pas qui fit tant de bruit, des chutes comme celle-là, on veut bien en faire tous les jours.

De beaux reves en perspective!!!!!!



13:00 Écrit par Nicnac & Frite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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